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 01. « Mon Dieu ! Le grand jour ! Je suis votre Umbra »

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Akuma

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MessageSujet: 01. « Mon Dieu ! Le grand jour ! Je suis votre Umbra »   Dim 20 Jan - 15:44



« Mon Dieu ! Le grand jour ! Je suis votre Umbra »
Avec Trump





Ça monte, grimpe, s'accroche, se pousse vers le haut. Ça commence doucement, ça s'émoustille vers le milieu et à la fin ça explose. c'est l'heure de se réveiller. Je ne me lève pas tout de suite quand j'entends distinctement le bruit du réveil. Je ne l'éteins pas non plus. J'attends un petit moment, le temps que le réveil secoue le reste de mon corps. Une ... deux ... trois minutes. J'éteins le réveil et ouvre les yeux. Encore un nouveau jour, le même depuis six mois. Même train-train quotidien. Je me lève et m'étire telle un chat ... sans la sorte de râle. Après ça, je me dirige vers mon armoire et en sors une de mes robes sobres au style victorien. Passons à la douche ... Je vais dans la salle de bain et me lave. C'est le principe de toute évidence. Je ne vois pas trop ce qu'on peut faire d'autre ... Je sors de l'alcôve de verre et m'habille rapidement. Devant la glace je place correctement mes dentelles et mes volants, je coiffe mes cheveux et lace mon corset. Toujours la même routine depuis six mois. Le premier mois ça va, le second aussi, le troisième on s'ennuie, le quatrième aussi, le cinquième on s'en fiche et le sixième mois on oublie. Je sors de la salle d'eau et enfile des bas blancs avec mes habituelles petites chaussures à talons. Posé sur mon chevet, je prends mon serre tête à dentelles et le mets. Je sors mon bloc note du tiroir de celui-ci. Il est sept heures et trente et une minutes. Je finis toujours à la même heure. Maintenant je peux sortir.

Je déambule dans les couloirs, dans les ombres des objets de façon à ce que les gens me voient le moins. De toute façon on est encore en hiver, le soleil ne pointe pas encore le bout de son nez. Tant mieux. Je ne l'aime pas plus que ça celui là. Il prend un malin plaisir à me brûler et à me donner de sérieuses insolations. Quand les couloirs sont vides je marche au milieu. Je ne sais pas pourquoi je me lève si tôt, je n'ai pas de maître ni de maîtresse, ça ne sert à rien de faire ça. Ou peut-être que c'est pour me préparer que je fais ça. Je ne sais pas. Enfin peut importe ! je le fais, c'est tout.

Au bout d'une vingtaine de minutes un membre du personnel m'interpelle. Il me tend une enveloppe tout en me réprimandant de ne pas être à ma place. Je n'ai pas le temps de lui écrire mes excuses qu'il s'en va. Bon... Quand je ne vois plus le Deos je regarde la lettre. C'est quoi ? Je vais vite le savoir. Je l'ouvre et sors ce qu'il a dedans. Une lettre. Logique, dans une enveloppe il y a une lettre. Je la parcours une fois. Puis deux. Ça monte au cerveau. Ça analyse. Il est quelle heure? Dans les environs de huit heures sûrement. Oh mon dieu ! En retard, je suis en retard ! j'ai donc rendez-vous au théâtre à huit heures ! Ni une, ni deux, je me mets à courir en direction des escaliers, que je monte à toute vitesse. Je vire à gauche, à droite, je cherche le mot théâtre. Ah mais oui, y'a pas de pancarte ! je suis perdue, perdue je suis. Jamais je ne suis en retard, jamais je n'ai été en retard. Écrit sur cette lettre... il y avait écrit les informations pour un rendez-vous avec mon futur maître, un dénommer Trump. Je suis perdue.

Je tourne en rond bien dix minutes avant de me rendre compte que je suis juste à côté au final. Les élèves en attendent on bien eu le temps de se moquer de moi. J'ouvre la porte timidement et j'entre. La porte se ferme et je sursaute. C'est grand. J'ai un peu peur. Peut-être que c'était une farce. Je ne vois personne. Il est peut-être parti. Je m'avance dans les rangs, regardant autour de moi. Je ne suis jamais venue ici. Je savais juste que c'était au second étage. Je monte sur scène toujours regardant autour de moi. Personne. Et puis je ne peux même pas appeler... Je me retourne, il y a un bruit. y'a un monstre ! C'était un piège je vais mourir ! Je descends de scène et vais me cacher derrière des sièges.



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Trump

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MessageSujet: Re: 01. « Mon Dieu ! Le grand jour ! Je suis votre Umbra »   Sam 26 Jan - 0:33

Jusqu'à présent, il avait toujours tout fait tout seul.
De la recherche d'un tour à sa réalisation sur scène, Trump avait toujours été seul.
Même pendant ces trois premières années, tous SES numéros, il ne les devait qu'à lui-même.
Bien sûr, s'il affirmait ouvertement que c'était les arcanes de la Magie qui lui conférait la capacité de faire ce qu'il faisait, il n'était pas dupe de lui-même, et avait conscience qu'il ne devait son succès qu'à un travail de longue haleine.
Mais depuis quelque temps, il se heurtait aux limites de la solitude, aux limites du possible. Comment en effet découper un être humain, si ce n'était lui-même ? Cela demandait une préparation. Un spectateur lambda n'oserait pas marcher sur des charbons ardents, et encore moins laisser des serpents se faufiler dans ses chausses.
Non, il devenait impératif de trouver un assistant, ou une assistante, et de manière plus égoïste, il ne disait pas non à un peu de confort supplémentaire.
Heureusement, Kyogi dans sa grande mansuétude, avait une solution.
''Umbra''. Ces.. gens, ces personnes, elles étaient là pour ça. Pensionnat subventionné par le gouvernement japonais, très bien. Donc le Japon soutenait l'importance de domestiques pour les personnalités. Un peu étrange pour un pays qui était connu pour son respect des droits de l'Homme. Enfin, il n'avait pas à faire de réflexion là dessus, en temps que ressortissant étranger.

Ainsi donc il s'attela à sa demande écrite pour avoir un Umbra, adressée au secrétariat de l'endroit.
Une fois sa lettre portée, il lui fut indiqué que d'ici trois jours, on lui enverrait confirmation de la prise en compte de sa demande, ainsi que l'horaire de la rencontre avec le futur domestique. Quant au lieu, il semblait évident que ce serait soit en salle des umbrae, soit dans un lieu qu'il fréquentait de manière assidue.

La lettre arriva deux jours plus tard, lui indiquant que le candidat retenu pour ce poste et Trump avaient rendez-vous le surlendemain, à huit heures tapantes, dans l'enceinte du théâtre.
Ni une ni deux, Trump court réserver la salle entre 7h et 9h.
Commence alors pour lui un nouveau casse-tête, convaincre son futur Umbra que la magie, c'est génial, et qu'il va bien s'amuser à être un objet dans les numéros qu'ils présenteront ensemble.

Jour J, 6h50. Personne à l'horizon, il fait encore nuit dehors. Le réfectoire n'a pas encore ouvert.
Pas de problème ! Trump est déjà dans le théâtre, mettant en place des petits mécanismes pour donner à son apparition un côté fantastique. Au programme, des silhouettes de géants dans l'ombre, des flammes vertes, et une brume, dont il sortira. Rien de bien compliqué pour les deux derniers points, c'est l'affaire d'un quart d'heure pour préparer les décoctions, non, ce qui l'inquiète, c'est plus les machins monumentaux qu'il veut placer pour éviter que l'Umbra s'approche trop de la scène, parce que ce n'est pas comme ça qu'il a écrit son script.
Une heure plus tard, il a renoncé à la multiplicité des silhouettes, pour un établir une seule, qui bougera, orientée par de minuscules rails aériens, dès l'instant où quelqu'un dépassera les premiers fauteuils de l'orchestre. Il est prêt, il peut attendre des heures s'il le faut, même si ce serait malvenu de la part de l'autre. D'ailleurs, pourquoi on ne lui a pas dit qui il était, l'autre ? C'est vrai, il aurait pu faire des recherches sur son Umbra avant de le rencontrer ! Enfin, il semblerait que ce ne soit pas dans l'idée de Kyogi...

*crak*, La porte s'ouvre. Il est tapis dans l'ombre, prêt à lancer sur la scène la poudre qui enflammera le sol. L'inconnu monte sur la scène. Comment ? Le géant aurait du bouger ! Qu'à cela ne tienne, il tire sur une cordelette, qui a tôt fait de libérer le géant, qui s'élance sur vingts centimètres vers l'orchestre.
Il semble qu'il entende un cri aigu, tandis que l'inconnu s'enfuit vers les sièges. Parfait.
Il lance donc sa poudre de phosphore au sol, et là, magie, c'est le cas de le dire, toute la scène s'illumine de flammes vertes, seules sources de lumière dans le théâtre. Attendant encore un peu, il envoie rouler au sol un fumigène, et une fois la brume répandue dans la salle, s'avance furtivement vers l'endroit où avait fuit l'inconnu.
Là il voit, terrée contre un siège, une jeune fille en robe victorienne. C'est une Umbra ? Bon, après tout, pourquoi pas ?
S'asseyant sans bruit sur le dossier d'un siège adjacent, il lâche un léger rire, tintement cristallin dans la brume silencieuse.
L'inconnue se tournant rapidement vers la source de ce bruit, il se contente d'agiter les doigts de sa main droite, tout sourire.


"Enchanté mademoiselle. Vous êtes l'Umbra que j'attends ? Appelez moi Jester."
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Akuma

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MessageSujet: Re: 01. « Mon Dieu ! Le grand jour ! Je suis votre Umbra »   Sam 26 Jan - 17:36



« Mon Dieu ! Le grand jour ! Je suis votre Umbra »
Avec Trump





J'entends des explosions, enfin je crois et puis comme du feu qui crépite. C'est la fin, je vais mourir. On m'a fait un piège. Je suis vraiment idiote de m'être faite laisser prendre. Les gens ici sont vraiment ignoble avec nous, les Umbras. Comme si on était des carpettes, des poupées avec lesquelles on joue et qu'on casse quand on en veut plus. Suis-je si inutile que ça ? Je sers fort mes paupières. La mort c'est douloureux ? On s'ennuie ? c'est de quelle couleur ? Vais-je la revoir ?

Dans mes songes, quand le bruit s'atténue un peu, entre tout cela, j'entends un léger rire. Le rire de la mort ? J'ouvre les yeux et regarde en direction de la source de ce son. Un garçon aux cheveux... Indigo, me regarde tout sourire. Ses yeux ambres m'intimide. En fait je ne suis pas morte. Dommage, je me sens particulièrement ridicule.

« Enchanté mademoiselle. Vous êtes l'Umbra que j'attends ? Appelez moi Jester. »

Je me relève, j'épouste ma robe et remet les dentelles correctement en place. Je suis sûr que sur ma peau livide on peut voir des rougeurs de gêne. Où j'ai mie mon carnet ? Mon dieu ! Quelle idiote je dois faire ! Ça ne me ressemble vraiment pas... On m'a toujours dit que j'étais minutieuse, adroite... Là je montre tout le contraire. Je suis une ratée... Je regarde au sol, voir où il a bien pu tomber, en levant un doigt au jeune homme pour lui faire comprendre " une minute ". Je suis vraiment un cas ... Je me penche sous un siège... AH ! Là ! Je prends et me redresse rapidement.

J'ouvre mon stylo et commence à écrire. Ma pauvre Akuma, tu es bien mal partie. Tu peux être sûr d'être rejeté. Mais après tout tu as l'habitude. Tu te feras punir. Mais ça aussi tu en as l'habitude. La vie c'est une habitude. Mais bon, je n'aimerais pas entendre une si jolie voix s'énerver... Je vais essayer de me rattraper. Même si s'est peine perdue.

« Bonjour Monsieur =^.^= . Techniquement oui, c'est bien moi, enfin si vous voulez de moi ^^'. Moi c'est Akuma. »

Je ne suis pas une personne très expressive physiquement. Mais je le suis à l'écrit. Je tourne mon carnet vers... Jester, pour qu'il puisse lire. Pendant ce temps une question me trotte dans la tête. J'avais bien lu Trump, non ? Enfin peu importe ! je ne vais pas lui demander, peut-être c'est indiscret.

Je recommence à écrire. Il faut que lui dise quelque chose, qui me semble très important.

« Vous avez une jolie voix. (●^-^●) »

Je lui montre le carnet.



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Trump

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MessageSujet: Re: 01. « Mon Dieu ! Le grand jour ! Je suis votre Umbra »   Lun 11 Fév - 18:59

Mais c'est que cette personne est ce qu'il y a de plus mignon !
Habillée en tenue victorienne noire, cette couleur tranche avec sa pâleur naturelle.
D'ailleurs, outre sa peau, ses cheveux, ses sourcils, étaient d'un blanc immaculé. Sans lumière autre que le feu follet sur la scène, il ne distinguait pas vraiment ses traits, mais ils avaient l'air d'être à l'image de Kyogi, épurés et parfaits.
Tout d'un coup, elle s'affaire, s'époussette, fouille autour d'elle, pour sortir triomphalement un petit carnet. Intrigué, Trump lève un sourcil en laissant un sourire se dessiner sur ses lèvres.
Et voilà qu'elle se met à écrire rapidement.


Bonjour Monsieur =^.^= . Techniquement oui, c'est bien moi, enfin si vous voulez de moi ^^'. Moi c'est Akuma.

Hu, elle a peur de s'exprimer au point d'écrire, elle a la voix cassée, ou bien elle est muette ?
Serait-elle muette que ce serait parfait, tant avoir un assistant silencieux est un plus pour qui veut préparer des tours de magie et ne veut pas qu'un autre sache quoi que ce soit de leur préparation.
La fin du message interpelle un peu le jeune homme. "Si vous voulez de moi". Parce qu'il pourrait, après avoir fait une demande, et après avoir fait déplacer une jeune demoiselle au teint de porcelaine, la congédier, et réitérer l'opération jusqu'à trouver chaussure à son pied ?
C'est à la fois intéressant, mais aussi quelque chose d'inquiétant, qu'on puisse rejeter ces pauvres gens comme de vieilles loques, sous prétexte qu'ils ne soient "que" des Umbra. Vraiment, quelque chose ne tourne par rond dans cet établissement, et si ce n'était pas pour toutes les facilités qu'il a ici, il aurait tôt fait de plier bagages, et direction l'Angleterre !
Mais bon, présentement, il se doit d'annoncer à Akuma qu'il la prend bien entendu à son service, et qu'il s'excuse d'avoir eu à lui faire peur.
Sauf qu'un nouveau mot s'est ajouté à la page du carnet,


Vous avez une jolie voix. (●^-^●)

Oh, que c'est charmant. Oui, certes, sa voix est loin d'être horrible à entendre. Mais de là à l'en complimenter, c'est qu'il a du faire bonne impression.

Et bien, très chère Akuma, sache que je suis heureux que ma voix te plaise. Après tout, dorénavant, tu seras amenée à l'entendre bien longtemps chaque jour, comme mon Umbra !
Je ne sais pas ce que tu allais imaginer, mais celui qui convoque une jeune fille pour finalement la renvoyer chez elle n'est pas un homme, mais un mufle.
Ensuite, je te prie de m'excuser pour la surprise occasionnée par ma mise en scène.


Il lança un vague geste vers la scène où le feu vert brûlait encore, plus faiblement.

Mais bon, je suis magicien, et je tenais à te mettre dans le bain immédiatement. Nous allons passer presque autant de temps à répéter des numéros qu'à préparer des poudres, des solutions, des gaz, et autres. A l'occasion, je t'emmènerai en ville pour que tu fasses connaissance avec mes fournisseurs, pour que tu puisses aller remplir les stocks quand je serai trop occupé pour le faire moi même.
Bien, maintenant, nous avons du temps avant d'être occupé, donc si tu as des questions, ou des envies particulières, ou des choses que tu ne supportes pas, je te prie de m'en faire part immédiatement ♪
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