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 Les ruelles isolées

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Easley Fletcher

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MessageSujet: Les ruelles isolées   Ven 8 Fév - 23:20


«une rencontre brutale anima l'intersection»
avec Soul



22h34, dans la ruelle étroite, jointe par une autre à angle droit, un effroyable cri retentit. C'était Mère Nature qui, par l'action du vent,
se manifestait. Les flaques, ondulant jusqu'alors paresseusement, furent bientôt troublées par le pas précipité d'un homme errant, un hagard, sans réel but. Il a sous le bras un journal, c'était la gazette de l'établissement Kyogi, dans un mauvaise état, seule l'intitulé " L’élève du moi " était visible. Préoccupé par un mystère qui nous est encore inconnu, Easley marcha lentement, cigarette éteinte aux lèvres.

La pluie se mit a tombée, ce qui, par le choc des filets d'eau tombant sur le bitume créa un bruit assourdissant, dominant celui du vent.
En deux trois mouvements, au croisement des ruelles sombres, une rencontre brutale anima l'intersection, deux épaules se percuta, c'était ceux d'une jolie jeune femme et de Easley. Nos deux compères sous l'énergie de cette violence, les retournèrent et les mit face à face.

-Vous ne pouvez pas faire atten..

Sitôt stoppé lorsque ses yeux rencontrèrent ceux de l'inconnue, il resta bouche bée devant elle, sa cigarette et la gazette tombèrent et firent mouillées par l'humidité du sol.
C'était Soul, l'individu apparaissant à la gazette, son sang se glaçait car il savait qu'il avait à faire à quelqu'un de froid, un sourire remplaça sont ancienne expression.

-Je vois que les célébrités ont du temps à tuer pour venir se perdre ici ..

Plaisanta le jeune homme ramassant sa cigarette toute trempée, regardant la gazette tournée face recto par terre.

créée par Matrona

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Soul

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MessageSujet: Re: Les ruelles isolées   Sam 9 Fév - 16:02


Je vous ferez tous tomber !
avec Easley Fletcher


Il est dans les environs de vingt-deux heures. Comme d'habitude je n'arrive pas à dormir. Comme d'habitude je pense à des plans d'évasions pour m'enfuir de cet établissement. Je pense à une solution pour qu'il ne puisse pas me retrouver. Mais il fait bien que je me rende a l'évidence. Je suis coincé dans cette putain de cage doré. Dans cette putain de prison hypocrite. Quoi que je fasse, que je dise, y'a toujours quelqu'un pour me recadré. BORDEL ! Je me lève la rage au ventre. J'ai envie de pleurer, j'ai envie de faire du mal. J'ai envie de tout foutre en l'air, de tout laisser, partir encore plus loin. Pour ne plus jamais revenir. Plus d'une fois j'ai pensé à... la mort. Mais c'est une solution de lâche. Et je ne veux pas être lâche. Je dois tous les faire tomber. Un simple pion va buter la reine. Par tous les moyens. Je ne peux pas rester dans cette chambre. Avec quatre autres personnes. Non je peux pas. Je m'habille vite. La même non couleur. Quelle que soit la saison. Du noir. Un débardeur, une veste, un jean noir, des rangers. Même chose. Monotone. Sans grand intérêt. Et discret.

Je suis sortie, j'ai couru, je suis partie sans bute. Ai-je le droit de sortir ? De me barré sans rien dire ? Je n'en n'ai aucune idée. Mais cette nuit j'ai pas envie de faire attention. Comme le coup avec Lyana au casino. Pour une fois j'avais été heureuse, après deux longues années. Je souris bêtement. J'essaye de me perdre dans la grande ville de Tokyo. Même la nuit c'est vivant. Pour X ou Y raison, cette vie ne me dérange pas cette fois. Peut-être que je change ? Non. Je suis toujours la même. Heureusement ? Malheureusement ? Je ne sais pas. Songeante je marche à droite, à gauche. Je m'engouffre dans une ruelle sombre d'un quartier pauvre, le bruit de la ville s'estompe. Il laisse place aux pleures du ciel. Il pleut ? Je suis allée tellement vite que je ne m'en suis pas tout de suite rendu compte. Enfin bon, c'est pas important. Je ne cours plus, je marche vite maintenant.

Je déambule bien dix minutes dans les ruelles. J'ai les cheveux trempaient, même avec la capuche. D'ailleurs je suis COMPLÈTEMENT trempée. Jusqu'au os je pense même. Je marche toujours, mais plus calmement, je profite du son des gouttes contre le sol dur. Je ferme les yeux et je m'arrête. J'écoute ... Mais... Il y a toujours un mais. Depuis que je suis ici, c'est toujours la même chose. On me dérange. Quelque chose me percute l'épaule. J'ouvre les yeux et la violence me fait pivoté. Je suis face à un gars blond. Je crois.

« Vous ne pouvez pas faire atten.. »

Non, mais il se prend pour qui celui-là ? c'est lui qui m'a foncé dessus ! Je fronce les sourcils. Au moment où je m'apprête à ouvrir la bouche, nos regards se trouvent. Le gars laissa tomber sa clope froide et ... un exemplaire du journal de kyogi ? ! Mais que fait, a ce qui me semble être un civil... que fait il avec ça en sa possession ? Je fronce encore plus les sourcils. En première page, ma tête. La rage remonte de nouveau, mes envies de meurtre avec. Je reporte mon attention sur lui. Il sourit. Oh mon dieu, sainte marie que j'ai envie de lui faire perdre son petit air. je le connais pas, mais il me donne envie de le crevé. je vais tous les butés ses petits curieux et ses gens qui pètent plus haut que leur cul.

« Je vois que les célébrités ont du temps à tuer pour venir se perdre ici .. »
Je ne réponds rien. Suivant son regard je vais écraser la gazette lourdement avec ma ranger. Je suis près de lui. Ma colère est encore plus présente. C'est qui ce type? Que fait-il ici ? Avec ça ? Et s'il sait qui je suis... il pourrait faire la langue de pute à l'académie. Il pourrait aller dire qu'une élève se balade la nuit dans les quartiers mal fréquenter. Je le force a rencontré mon regard. Il a juste le bruit de la pluie qui parle. Je prends aussi la parole.

« Et alors qu'est-ce que cela peut vous faire ? »

Je ne cherche pas à cacher ma personne. Ça ne sers à rien. Je racle le sol, envoyant valser la gazette.

« Que faisiez-vous avec ça ? »

Ma voix était sifflante, remplit de colère. Mon accent plus prononcé que jamais. Je fais un signe de tête vers la gazette, loin derrière moi. Je ne partirais pas et je ne le laisserais pas partir avant qu'il m'ait tout dit.


codage par langweilen sur apple-spring


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